La face cachée de l’IoT (Internet of Things)

La face cachée de l’IoT (Internet of Things)

La face cachée de l’IoT (Internet of Things)

 

Cisco publie régulièrement ses prévisions sur l’avenir du trafic Internet mondial, qui soulignent les disparités entre pays : ainsi, si le pourcentage des internautes va passer de 44% à 58% de la population globale en 2021, il peinera à atteindre les 27% en Afrique (Afrique du Sud exceptée) contre 87% en Europe de l’Ouest et 92% en France.

Parmi cet océan de chiffres, quelques indicateurs à mémoriser comme le nombre de terminaux par utilisateurs qui va passer dans notre pays de 5,1 – ce qui est déjà très élevé – à 8,7, toujours dans 4 ans : comment est-ce possible ? Un mobile, un PC, une TV, une tablette, une montre par personne… et quoi encore ?

En fait, ces nouveaux terminaux communiqueront… sans nous : c’est le fameux M2M – pour Machine to machine.

Aujourd’hui déjà, les terminaux M2M représentent 43% de l’ensemble de tous les appareils connectés – chiffre appelé à monter à 63% en 2021 – dans notre seul pays ; au niveau mondial, progression similaire de 34% à 51% – mais seulement de 16% à 27% en Afrique.

51% de terminaux M2M pour la planète dans 4 ans… mais seulement 5% du trafic IP, soit à peine 1 GB par mois : à comparer aux 15 GB du Smartphone ou aux 55 GB du PC, voire aux 16 GB de la TV connectée.

Cela signifie-t-il que la multiplication des objets connectés ne s’accompagne pas d’une montée en puissance parallèle des usages ? Non, simplement les machines se montrent moins gourmandes que les humains : elles ne consomment pas de la vidéo en streaming, elles se contentent juste d’échanger quelques données.

Juste quelques données pour informer un serveur de le bonne santé d’une personne âgée à son domicile, pour vérifier que la chaudière de sa maison de campagne est bien hors gel, que l’huile de son véhicule n’a pas besoin d’être changée, etc.

Des tas d’informations qui font que les machines en connaîtront bientôt plus sur nous et nos proches… que nous-mêmes ! Adwise le sait bien.

Si le futur de l’Internet des humains passe par plus de bande passante, et plus de vitesse – de 25 à 65 Mbps chez nous –, celui des machines sera plus parcimonieux à ce niveau ; n’en reste pas moins que les données vont s’accumuler dans le cloud, avec tous nos chers petits secrets…