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Interview de Stéphanie Perrin

Interview de Stéphanie Perrin

Le Printemps des Études fêtait récemment sa 5ème année : ce n’est pas un salon ordinaire, il est né d’une collaboration étroite avec les instituts d’études ?

En effet, la filière Communication/ Marketing/ Opinion a souhaité pouvoir se représenter différemment du média salon classique.
Le collectif Re-Création créé sur LinkedIn – et qui compte aujourd’hui plus de 480 membres – a rassemblé instituts et prestataires des études, mais aussi les organismes institutionnels avec l’ADETEM, ESOMAR, l’IREP, SYNTEC Etudes et l’UDA pour mettre en place un nouveau rendez-vous annuel.
Suite à un appel à projet, la société Empresarial a proposé un nouveau concept événementiel celui de Rencontres professionnelles – qui a été développé autour d’un équilibre entre la partie exposition et la partie conférences, rendez-vous et ateliers. La première édition en 2012 s’est ouverte avec  111 acteurs et 51 rendez-vous. 5 ans plus tard, le Printemps des études a réuni 124 acteurs majeurs de la filière, et 71 prises de paroles ont été proposées aux 2 565 visiteurs (43,69% d’augmentation du visitorat depuis la première édition en 2012).
Un des partis pris forts de la manifestation a été d’avoir des acteurs majoritairement instituts, c’est encore le cas cette année. Ceci est un des points différenciant du Printemps des études par rapport
aux autres manifestations existantes sur les études et notamment à l’international.

Les organisations professionnelles sont également impliquées …

Dès sa genèse, l’événement compte les associations et syndicats professionnels du secteur au nombre de ses soutiens. Aujourd’hui, ils sont huit partenaires de l’événement : l’ADETEM, ESOMAR, l’IREP, SYNTEC Études et l’UDA – partenaires du premier jour –  ayant été rejoints depuis par l’AFM, l’Alliance Big Data et le CESP. Deux formations universitaires soutiennent également la manifestation : le Master Progis Études d’opinion, Marketing, Médias et le Master Marketing et Communication des Entreprises de l’Université Panthéon-Assas.
Au-delà du parrainage moral, renforçant le poids de la manifestation, nos partenaires sont présents à nos côtés dans la construction du contenu de la manifestation (comité de programme) et de son évolution (comité de pilotage).
Les associations et syndicat représentatifs sont présents sur le stand qu’ils animent sur l’exposition où ils ont d’ailleurs cette année accueilli le Coin des Auteurs, mais ils participent aussi aux conférences dans lesquelles ils prennent la parole.

Sir Martin Sorrell ouvrait le salon ; c’est pourtant avant tout un financier et un publicitaire qu’un homme d’études ?

Si la capacité à manier les chiffres dont Sir Martin Sorrell a fait preuve durant sa conférence est indéniable, c’est sa vision de l’évolution du marketing et des études qui nous intéressait plus particulièrement. WPP qu’il dirige est le premier groupe mondial de communication et de marketing, avec pour rappel plus de 150 sociétés différentes, soit près de 180 000 salariés, dans 111 pays différents. Plusieurs sociétés du groupe étaient d’ailleurs actrices au Printemps des études : Kantar Media, Kantar Worldpanel, Lightspeed GMI, Millward Brown, TNS Sofres et Zappistore notamment.

Les métiers du groupe s’articulent autour de 4 secteurs : Publicité et Investissements Media, Données & Insights, Relations & Affaires Publiques, et Marque, Identité et Communication Spécialisée. Et c’est ces secteurs et les liens entre eux qui intéressaient nos visiteurs, pour mieux appréhender les mutations de leurs propres fonctions.

Le fait que les études soient elles-mêmes au carrefour de plusieurs métiers, ce que développe encore plus tout le sujet de la data et des outils digitaux et réseaux sociaux, donne plus d’écho encore à la présence de Sir Martin Sorrell au groupe polymorphe.

Nous avons été très heureux de sa présence, car au-delà de la reconnaissance donnée au Printemps des études, Sir Martin Sorrell, au regard de sa vision internationale du secteur, soulignait ainsi l’attractivité du marché français et le rôle joué par les études « à la française ». Une reconnaissance partagée donc avec chacun des acteurs du Printemps des études.
 
Avec le Web, et plus particulièrement le Web social, les données sont partout ; en quelques années, le métier a profondément évolué : quel regard portes-tu aujourd’hui sur cette profession ?

Le développement du digital est incontestablement une révolution majeure pour le secteur. Croissance exponentielle des données et multiplication des modes de collecte des données  en sont les traits marquants. Les professionnels des études ont conscience de l’importance de la data et de ses enjeux et, à mon sens, ils ont bien des atouts dans leur jeu ! Rôdés au maniement des données, ils savent en tirer « la substantifique moelle ». L’analyse des données est au cœur du savoir-faire des études. La transformation de ces analyses en recommandations opérationnelles finit d’en faire des acteurs de poids en matière de décision stratégique d’entreprise.

Si tu te projettes vers l’avenir, comment vois-tu évoluer le Printemps des études, notamment à l’aune des nouveaux métiers et des nouveaux intervenants dans le champ de la data ?

Notre ambition pour les visiteurs et les acteurs du Printemps des études est d’abord et avant tout d’ordre qualitatif. La manifestation présente prioritairement les innovations donnant ainsi aux visiteurs l’opportunité de faire un point annuel sur les évolutions du secteur.

Le secteur des études intègre de plus en plus de nouveaux métiers autour de la donnée (data scientist, data analyst…). Des formations mixtes études et marketing / données et SI voient même le jour pour que les deux secteurs dialoguent et travaillent ensemble encore plus efficacement. Le Printemps des études donne des clefs aux annonceurs pour appréhender ces mutations.
Nous multiplions donc les angles de vue sur les sujets les plus nécessaires, ainsi en ce qui concerne la data, d’édition en édition nous ne l’abordons pas sous les mêmes angles. Cette année par exemple, la nouvelle réglementation européenne en matière de protection des données personnelles ou encore une conférence réunissant un plateau de spécialistes français de la statistique avancée tenaient le haut du pavé en la matière.

En ce qui concerne les acteurs du Printemps des études, notre volonté est de rassembler autour d’eux  les interlocuteurs qui ont de réels besoins en matière d’études et qui sont décisionnaires en entreprise. Le concept de l’événement est basé sur une palette large de contenus aux formats et aux thèmes  variés, et sur une multiplicité de prétextes à dialogue. Le défi est, d’édition en édition, de faire évoluer et les contenus, et les formats et les dialogues. Intégrer les facettes innovantes et les nouveaux métiers des études est donc plus qu’une piste à suivre…

Rendez-vous les 20 et 21 avril au Palais Brongniart pour la 6ème édition du Printemps des études !