Interview de Virginie FEMERY et Souhad BALLOUK, responsables du programme VIVOPTIM de la MGEN

Interview de Virginie FEMERY et Souhad BALLOUK, responsables du programme VIVOPTIM de la MGEN

Avant de parler de ce programme, deux mots sur la MGEN et ses particularités dans la monde de la protection sociale en matière de santé

 

Avec près de 3,8 millions de personnes protégées, le groupe MGEN est un acteur majeur de la protection sociale. Il est membre fondateur du groupe Istya, premier groupe mutualiste français en complémentaire santé.

Le groupe MGEN gère le régime obligatoire d’assurance maladie des professionnels de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Culture et de la Communication, de la Jeunesse et des Sports.

Le groupe MGEN propose également une complémentaire santé individuelle ouverte à tous les publics, ainsi que des contrats collectifs santé et prévoyance pour les entreprises et les associations.

Protéger les assurés sociaux/adhérents et leurs familles, permettre l’accès à une santé durable et contribuer à l’accessibilité de tous à des soins et services de santé efficients : tels sont les objectifs poursuivis par le groupe MGEN dans l’exercice de ses trois métiers :

  • la gestion du régime obligatoire des fonctionnaires
  • la protection sociale complémentaire
  • l’offre de soins

Fidèle à ses valeurs mutualistes et de solidarité, MGEN place l’adhérent au cœur d’un parcours de santé cohérent avec le parcours de soins coordonnés et renforce ainsi les soins de santé primaire en valorisant la place centrale du médecin traitant. Notre programme de e-santé Vivoptim participe pleinement de ce parti pris.

En effet, la e-santé fait pleinement partie de la santé d’aujourd’hui et a, par conséquent, son rôle à jouer dans la prévention. Il est nécessaire pour les assureurs qui souhaitent proposer des services de se mettre au pas en intégrant les nouvelles technologies qui ont une vraie valeur ajoutée pour la médecine. En mettant en place Vivoptim, MGEN se positionne véritablement comme un acteur global de la santé et démontre sa capacité à innover.

Par ailleurs, sur un marché de la e-santé fortement concurrentiel (préempté par de nombreux acteurs : mutuelles, assurances, pure players santé, laboratoires pharmaceutiques, associations, …), MGEN a, en 2015, accéléré sa dynamique de transformation numérique pour assoir son positionnement digital sur le marché des mutuelles d’assurance santé – prévoyance. Quatre axes de travail ont été définis dont un est l’axe des services santé. Pour MGEN, la e-santé, c’est le moyen de repenser le rôle des complémentaires santé de l’indemnisation vers l’accompagnement des adhérents à toutes les étapes de leur vie et qu’elles que soient leurs situations de vie.

 

Le programme VIVOPTIM vise à prévenir les maladies cardiovasculaires : en quoi cette prévention participe de votre rôle de mutualiste ?

 

MGEN s’engage en faveur d’une démarche de prévention personnalisée des facteurs de risque cardiovasculaire. Dans le cadre de sa mission de service public, MGEN souhaite proposer un programme innovant axé sur la sensibilisation, l’évaluation et l’accompagnement de ses adhérents vers une meilleure gestion de leur santé cardiovasculaire, l’optimisation de leurs habitudes de vie pour prévenir les risques et l’amélioration de leur qualité de vie.

Conçu pour répondre aux objectifs de santé publique, et à la médecine de premiers recours en relation étroite avec le médecin traitant et dans le respect du colloque singulier médecin-patient, le programme Vivoptim, s’appuie sur les nouvelles technologies en santé et l’internet nomade et propose un large panel de services au travers d’une plateforme multimédia sécurisée. Selon le profil de risque cardiovasculaire, la motivation et la capabilité de la personne à modifier ses comportements, treize parcours de prévention sont proposés sans interférer avec la prescription médicale du médecin traitant.

La e-santé, et plus particulièrement la télémédecine, est un puissant levier de modernisation et d’amélioration de l’efficacité et de l’efficience du système de santé. Elle doit permettre l’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire et répondre aux nombreux défis liés au vieillissement de la population et au développement des maladies chroniques.

Les nouvelles technologies permettent d’apporter un service qualitatif à chacun même aux classes sociales les plus fragilisées. L’accompagnement par des coachs santé virtuel ou au téléphone doit réduire les inégalités territoriales d’accès à la prévention. En cohérence avec les valeurs mutualistes, nous considérons que les dispositifs de e-santé, loin de déshumaniser la relation patient, permettent d’apporter plus de proximité, de libertés et d’autonomie, tout en améliorant l’accès à la santé pour tous.

 

Vous ne vous contentez pas d’informer les assurés à risque, vous effectuez un suivi personnalisé … Dans ce cadre, vous équipez vos assurés d’objets connectés … L’Internet des objets est-il destiné à jouer un rôle important dans la prévention santé dans les années à venir, du moins à la MGEN ?

 

Dans un monde en totale évolution, les individus ont besoin de repères. La santé et le bien être en sont. Ils veulent agir, se prendre en charge et disposer d’outils simples, personnalisés et à usage instantané. Ils veulent un compagnon santé qui puisse les accompagner dans la durée à chaque étape de leur vie et évoluer en fonction des problématiques de santé qui se présentent. Les nouvelles technologies et demain l’intelligence artificielle permettent tout cela à la fois.

Les objets connectés permettent en effet de récolter des données quantiques qui s’avèrent précieuses pour le suivi de maladies chroniques par exemple.

 

Le rôle de l’assureur pourrait évoluer vers celui de « coach » santé. Cela présuppose d’être proche de ses adhérents et d’avoir réussi à gagner leur confiance. Cela s’appuiera sur la mise à disposition de bouquets de service complets : objets connectés, applications du type quantified-self, programmes d’accompagnement des patients, dispositif de diagnostics personnels, solutions de télémédecine, etc. Pour construire de tels services et éviter les écueils d’une offre de prévention standardisée, l’utilisation du big data sera de plus en plus nécessaire. Elle doit permettre de mieux comprendre le profil de nos adhérents, leurs risques, leurs habitudes, leur environnement, leur consommation et de concevoir des services sur-mesure en parfaite adéquation avec leurs besoins selon le moment et la situation de vie.